Un SSD NVMe est le stockage idéal pour une grosse ludothèque : rapide, silencieux, et bien plus endurant qu'une carte microSD. Sur Raspberry Pi 5 il se branche via un HAT M.2 ; sur PC, c'est simplement le disque interne de la machine.
Bonne nouvelle par rapport aux anciennes versions : depuis Recalbox 10, les disques NVMe et SATA internes sont montés automatiquement au démarrage, comme les clés USB. Il n'y a plus rien à écrire dans
recalbox-boot.conf, ni danssmb.conf. Les procédures manuelles que vous trouverez ailleurs sur Internet ne sont plus nécessaires.
Évitez le NTFS : son support sous Linux reste imparfait et les écritures peuvent corrompre le disque. Si vous n'avez pas le choix, réservez ce disque à la lecture seule.

Le Raspberry Pi 5 démarre son port M.2 en PCI Express 2. Le PCI Express 3, compatible avec la plupart des SSD, double le débit — mais il doit être activé manuellement.
Ouvrez le fichier recalbox-user-config.txt (voir Modifier les fichiers de configuration de démarrage) : il se trouve à la racine de la partition RECALBOX, lisible depuis un ordinateur, ou dans /boot/recalbox-user-config.txt en SSH.
Ajoutez la ligne :
dtparam=pciex1_gen=3
Redémarrez.
Pensez aussi à mettre à jour le bootloader de votre Raspberry Pi :
START→PARAMÈTRES AVANCÉS→MISE À JOUR DU BOOTLOADER. Les versions anciennes gèrent mal le démarrage et la détection NVMe.
Démarrez la Recalbox : le SSD est monté automatiquement dans /recalbox/share/externals/hdd0 (le premier emplacement libre : hdd0, hdd1, …).
START → RÉGLAGES SYSTÈME → STOCKAGES DISPONIBLES : votre SSD apparaît dans la liste.ESPACE LIBRE, son NOM DU STOCKAGE, son SYSTÈME DE FICHIERS, son ACCÈS RÉSEAU (le nom sous lequel il est partagé sur le réseau) et la ligne COMPATIBLE AVEC RECALBOX ?.INSTALLER LES DOSSIERS DES ROMS RECALBOX → INITIALISER ! : Recalbox crée l'arborescence de dossiers de roms sur le SSD. Il sera pris en compte aux prochains démarrages.Le SSD est également partagé automatiquement sur le réseau : il apparaît comme un dossier supplémentaire à côté de share quand vous ouvrez \\RECALBOX (voir Gestion des fichiers).
L'entrée
STOCKAGES DISPONIBLESn'apparaît que si au moins un stockage supplémentaire est détecté.
Les étapes ci-dessus ajoutent le SSD comme stockage supplémentaire de roms. Si vous voulez que tout le dossier share (roms, bios, sauvegardes, configuration) vive sur le SSD, utilisez START → RÉGLAGES SYSTÈME → PARTITION DU SHARE et sélectionnez le disque, puis redémarrez.
Et si vous voulez carrément installer Recalbox lui-même sur le SSD (PC, Raspberry Pi 3/4/5), utilisez l'installeur intégré : Installer Recalbox sur un disque interne.
Vérifiez qu'il est vu par le système — connectez-vous en SSH et tapez :
blkid
Vous devriez voir une ligne du type /dev/nvme0n1p1: LABEL="NVMe 256G" UUID="…" TYPE="exfat". Si le disque n'apparaît pas du tout, le problème est matériel (HAT mal enfiché, alimentation insuffisante, bootloader trop ancien).
Vérifiez qu'il est monté :
mount | grep externals
La ligne attendue ressemble à /dev/nvme0n1p1 on /recalbox/share/externals/hdd0 type exfat (rw,…).
Le disque est vu mais pas monté : c'est presque toujours le système de fichiers. Recalbox ne monte que du vfat, ext2/3/4, hfsplus, ntfs et exfat — et une partition chiffrée ou APFS ne passera pas. Reformatez en exFAT.
Disque lent à démarrer : si le SSD n'est prêt qu'après le démarrage de Recalbox, demandez au système de l'attendre en ajoutant sharewait=30 (secondes) dans /boot/recalbox-boot.conf — voir Modifier les fichiers de configuration de démarrage.
Certains SSD exposent une petite partition supplémentaire (
EFIde quelques centaines de Mo, créée par un système précédent). Recalbox monte chaque partition compatible séparément : repérez la bonne dansSTOCKAGES DISPONIBLESgrâce à son espace libre avant de l'initialiser.
Pour un SSD que Recalbox ne doit jamais modifier (romset de référence, disque partagé avec un autre système), remontez-le en lecture seule en SSH :
mount -o remount,ro /recalbox/share/externals/hdd0