La Sega Pico, commercialisée sous le nom Kids Computer Pico, est une console éducative lancée par Sega au Japon en juin 1993, puis en Amérique du Nord et en Europe l'année suivante. Elle vise les enfants de trois à sept ans et se présente comme un gros livre en plastique : un écran n'est pas intégré, la machine se branche sur le téléviseur familial.
Son originalité tient à son support. Les cartouches, appelées Storyware, sont de véritables livrets illustrés dont chaque page contient un capteur : tourner la page fait changer d'écran et d'activité. La console est livrée avec un stylet relié à une tablette tactile intégrée au boîtier, avec lequel l'enfant dessine, colorie et désigne les éléments à l'écran.
Sous le capot, la Pico reprend l'architecture de la Mega Drive : un Motorola 68000, le processeur vidéo de la console de salon et une puce sonore complétée par un canal de restitution vocale, très utilisé pour la narration. C'est cette parenté qui explique qu'un émulateur Mega Drive puisse la prendre en charge.
Le catalogue, essentiellement japonais, dépasse les trois cents titres et s'appuie massivement sur les licences pour enfants : Disney, Sanrio, Doraemon, Sonic ou Thomas et ses amis. Sega annonce environ 3,4 millions de consoles vendues, et lui donnera une suite avec l'Advanced Pico Beena en 2005.
| Fabricant | Sega |
| Année | 1993 |
| Type | Console |
| Média | Cartouche-livre Storyware |
| Manette | Obligatoire |
| Souris | Optionnelle |
Un seul émulateur est proposé pour ce système, et il est disponible sur toutes les boards : Libretro picodrive, le core spécialisé dans le matériel Mega Drive, dont la Pico partage l'architecture. Sa compatibilité et sa vitesse sont annoncées comme élevées.
Le netplay, le softpatching et les RetroAchievements ne sont pas disponibles sur ce système, pas plus que l'affichage sur écran CRT. La manette est obligatoire ; la souris est déclarée comme périphérique optionnel, c'est elle qui tient lieu de stylet pour les activités de dessin et de désignation. Ni le clavier ni le pistolet optique ne sont pris en charge.
Les jeux Pico étaient conçus autour d'un livret physique dont on tournait les pages, et d'un stylet posé sur une tablette. Émulés, ils restent jouables, mais l'expérience diffère forcément de celle du matériel d'origine.
Aucun BIOS n'est requis pour ce système.
Placez vos jeux dans :
/recalbox/share/roms/pico/
Extensions acceptées : .pco, .gen, .md, .zip, .7z
L'extension .pco est celle des dumps Pico. Les extensions .gen et .md, héritées de la Mega Drive, sont également acceptées par le core. Les archives .zip et .7z sont lues directement, sans décompression préalable.
Aucun jeu n'est livré avec Recalbox pour ce système : le dossier est vide au premier démarrage, et aucun téléchargeur de jeux n'est proposé pour la Pico.